Une haie bocagère réussie, ce n'est pas une rangée de thuyas. C'est un mélange savant d'essences locales, adaptées au sol et au climat, qui offre nourriture et refuge à la faune tout au long de l'année. Voici notre guide pour comprendre les essences qui composent les haies que nous finançons.

Le principe fondamental : la diversité

La règle d'or d'une haie bocagère performante est la diversité des essences. Un minimum de 7 à 10 espèces différentes garantit une floraison étalée sur toute l'année, une fructification variée pour la faune, et une meilleure résistance aux maladies. Si une espèce est touchée par un pathogène, les autres prennent le relais.

Les incontournables

🌳 L'aubépine (Crataegus monogyna)

La reine des haies bocagères. Extrêmement rustique, elle s'adapte à presque tous les sols et tous les climats français. Ses fleurs blanches au printemps attirent les pollinisateurs, et ses baies rouges à l'automne nourrissent des dizaines d'espèces d'oiseaux. Son branchage dense offre un refuge idéal pour la nidification.

🌰 Le noisetier (Corylus avellana)

Croissance rapide, production de noisettes appréciées par les écureuils et les mulots, et chatons précoces qui nourrissent les premiers pollinisateurs dès février. Le noisetier est aussi un excellent bois de taille : ses branches souples servaient traditionnellement à fabriquer des piquets et des paniers.

🍂 Le charme (Carpinus betulus)

Son feuillage marcescent — il sèche mais reste accroché tout l'hiver — en fait un excellent brise-vue et brise-vent toute l'année. Le charme tolère bien la taille et se densifie à chaque coupe, ce qui renforce la fonction protectrice de la haie au fil des ans.

🫐 Le sureau noir (Sambucus nigra)

Croissance très rapide, floraison spectaculaire en ombelles blanches, et baies noires comestibles (pour la faune comme pour les humains). Le sureau est un aimant à biodiversité : ses fleurs attirent des centaines d'espèces d'insectes, et ses baies sont une source de nourriture critique en fin d'été.

🌿 Le prunellier (Prunus spinosa)

Ses épines en font une barrière naturelle impénétrable pour le bétail. Premier arbuste à fleurir au printemps (avant même les feuilles), il offre une source de nectar précoce essentielle pour les abeilles sauvages sortant d'hibernation. Ses prunelles nourissent les grives en automne.

Adapter le choix à la région

En PACA, où la sécheresse est le défi principal, on privilégiera des essences méditerranéennes résistantes : filaire, arbousier, cornouiller sanguin, viorne-tin. Ces espèces supportent la chaleur et les sols secs tout en offrant nourriture et refuge à la faune locale.

En Pays de la Loire, le climat océanique plus doux et les sols profonds permettent une palette plus large : charme, merisier, érable champêtre, troène, bourdaine. Le frêne, autrefois roi du bocage, est aujourd'hui fragilisé par la chalarose et doit être utilisé avec précaution.

Chaque haie que nous finançons est composée d'essences sélectionnées avec la Chambre d'agriculture locale. Pas de recette unique — chaque territoire a sa palette.

Pourquoi nous ne plantons que du local

Toutes les essences utilisées dans nos projets sont d'origine locale certifiée. Pas de plants importés, pas d'espèces exotiques. Les végétaux locaux sont adaptés au sol et au climat de leur région, résistent mieux aux maladies, et s'intègrent naturellement dans les chaînes alimentaires locales.

C'est un choix plus coûteux — les plants locaux sont souvent plus chers que les plants standardisés — mais c'est un choix qui garantit la durabilité de chaque haie sur 15 ans et au-delà.

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