Marc a 47 ans. Il est maraîcher bio dans le Var depuis quinze ans. Quand on lui demande ce que Plante ta Graine lui a apporté, il ne parle pas d'abord d'arbres ou de haies. Il parle de quelque chose qu'on n'attend pas forcément d'une association environnementale : de la reconnaissance.

« On se sent souvent seuls »

« Le quotidien d'un agriculteur, c'est un combat permanent », explique Marc. « Les charges augmentent, les prix de vente stagnent, et à chaque épisode climatique — gel tardif, grêle, sécheresse — on se demande si on va s'en sortir. Le plus dur, ce n'est pas le travail physique. C'est le sentiment d'être invisible, de faire un métier que personne ne comprend vraiment. »

Quand Plante ta Graine l'a contacté pour un premier projet — le co-financement d'une serre bioclimatique —, Marc avoue avoir été sceptique. « Des associations qui promettent des choses, j'en avais vu passer. Mais là, les bénévoles sont vraiment venus sur le terrain. Ils ont retroussé leurs manches. C'est ça qui m'a touché. »

Au-delà du financement, c'est le soutien moral qui compte. Savoir que des gens croient en ce qu'on fait, ça change tout.

Des haies pour protéger ses cultures

Après la serre, Marc a voulu aller plus loin. Ses parcelles maraîchères sont exposées au mistral, un vent violent qui dessèche les sols et stresse les plants. « Je savais que des haies me protégeraient, mais je n'avais ni le temps ni l'argent pour les planter et les entretenir seul. »

Grâce au financement de Plante ta Graine, Marc a pu faire planter 200 mètres de haies en essences locales — aubépine, cornouiller, viorne, noisetier. L'association finance l'entretien sur 15 ans et assure un suivi annuel avec la Chambre d'agriculture du Var.

« En deux ans, j'ai déjà vu la différence. Mes salades grillent moins en été, le sol reste humide plus longtemps, et j'ai même vu revenir des oiseaux que je n'avais pas vus depuis des années sur mes parcelles. »

Un pont entre la ville et la campagne

Ce qui touche Marc le plus, c'est le lien que l'association crée entre les citoyens et les agriculteurs. « Quand un donateur finance une haie chez moi, c'est quelqu'un de la ville qui me dit : ton travail compte. C'est quelqu'un qui comprend que nourrir les gens, c'est aussi protéger la terre. »

Marc participe maintenant aux journées portes ouvertes organisées par l'association. Il accueille des familles sur son exploitation, leur montre les haies, leur explique son métier. « Les enfants qui touchent la terre pour la première fois, qui voient un hérisson dans la haie — c'est pour ça qu'on se bat. »

Son message aux donateurs

« Si vous hésitez à donner, sachez que votre geste va bien au-delà de l'arbre que vous financez. Vous aidez un agriculteur à tenir le coup, à améliorer sa ferme, et à retrouver la fierté de son métier. Et vous contribuez à quelque chose de plus grand : la reconstruction d'un paysage vivant, pour vos enfants et les miens. »

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